Richard Poulin, faux expert, vrai putophobe. by Thierry Schaffauser

Abstract: “Les discours abolitionnistes cherchent souvent à accréditer leurs théories par des chiffres. Cette utilisation de chiffres et autres statistiques servent plusieurs objectifs. D’une part, il s’agit de défendre des politiques de criminalisation du travail sexuel, et en particulier des clients, par l’émotion que ne peut manquer de susciter chez le public l’évocation d’un nombre impressionnant de personnes qui seraient victimes des pires actes. D’autre part, il s’agit de discréditer la parole des travailleuSEs du sexe militantEs comme non représentative, en mettant en parallèle le nombre de personnes prenant la parole en public et le nombre de personnes que les chiffres utilisés sont censés représenter. Par la suite, ces discours, et ceux arguant que l’immense majorité des travailleuSEs du sexe seraient victimes de la traite des êtres humains, sont également repris par les Etats pour justifier de politiques anti-migratoires contre les travailleuSEs du sexe migrantEs. En effet, on nous explique que c’est pour leur bien, pour leur éviter d’être exploitéEs dans de potentiels réseaux de traite, qu’il vaut mieux les bloquer à la frontière ou les renvoyer dans leur pays d’origine.[1] Au vu des enjeux dont il est question, il est nécessaire que les différents états des lieux sur le travail sexuel sur lesquels vont se baser les législateurs soient le plus rigoureux possible. Le problème est qu’il n’en est rien : le plus souvent, ces chiffres sont en effet produits par de faux experts, et nous allons nous concentrer, pour commencer, sur un de ceux-ci. Richard Poulin est professeur à l’université d’Ottawa et inspire de nombreux ouvrages militants, associatifs et politiques.” 

Richard Poulin, faux expert et vrai putophobe

Les discours abolitionnistes cherchent souvent à accréditer leurs théories par des chiffres. Cette utilisation de chiffres et autres statistiques servent plusieurs objectifs. D’une part, il s’agit de défendre des politiques de criminalisation du travail sexuel, et en particulier des clients, par l’émotion que ne peut manquer de susciter chez le public l’évocation d’un nombre impressionnant de personnes qui seraient victimes des pires actes. D’autre part, il s’agit de discréditer la parole des travailleuSEs du sexe militantEs comme non représentative, en mettant en parallèle le nombre de personnes prenant la parole en public et le nombre de personnes que les chiffres utilisés sont censés représenter. Par la suite, ces discours, et ceux arguant que l’immense majorité des travailleuSEs du sexe seraient victimes de la traite des êtres humains, sont également repris par les Etats pour justifier de politiques anti-migratoires contre les travailleuSEs du sexe migrantEs. En effet, on nous explique que c’est pour leur bien, pour leur éviter d’être exploitéEs dans de potentiels réseaux de traite, qu’il vaut mieux les bloquer à la frontière ou les renvoyer dans leur pays d’origine.[1] Au vu des enjeux dont il est question, il est nécessaire que les différents états des lieux sur le travail sexuel sur lesquels vont se baser les législateurs soient le plus rigoureux possible. Le problème est qu’il n’en est rien : le plus souvent, ces chiffres sont en effet produits par de faux experts, et nous allons nous concentrer, pour commencer, sur un de ceux-ci. Richard Poulin est professeur à l’université d’Ottawa et inspire de nombreux ouvrages militants, associatifs et politiques. Un autre sociologue francophone, Lilian Mathieu, avait critiqué M Poulin, et plus généralement l’essentialisme de la philosophie abolitionniste défendue par Poulin, dans son livre La Condition Prostituée.[2] Dans un article plus récent, revenant sur la fabrication des chiffres par les faux experts abolitionnistes, Mathieu écrit ceci :

Lilian Mathieu: « La tendance à l’institutionnalisation universitaire du féminisme français comme l’important capital scolaire des animateurs du mouvement altermondialiste expliquent l’une des caractéristiques des textes que nous allons bientôt aborder : ceux-ci se posent comme des discours d’expertise, avant tout par le statut de leurs auteurs. Ceux-ci sont en effet des universitaires (tels Richard Poulin, professeur de sociologie à l’université d’Ottawa, Marie-Victoire Louis, sociologue au CNRS, ou Stéphanie Treillet, maître de conférence en économie et coauteure du livre d’Attac), signalent leurs titres académiques (à l’instar de Malka Marcovitch, qui se présente comme historienne de formation, ou de Judith Trinquart, docteur en médecine) ou invoquent leur présence dans des instances à prétention scientifique (comme le conseil scientifique d’Attac). Avancer que c’est avant tout à leur statut que tient l’autorité du discours de ces auteurs, c’est relever que celle-ci ne découle ni de la précision de leurs enquêtes (il s’agit de compilateurs et non de chercheurs de terrain), ni de la rigueur de leurs argumentations, ni des lieux de leur publication : quoique émise par des auteurs académiquement qualifiés, l’expertise abolitionniste ne se diffuse pas dans les revues et collections scientifiques mais privilégie les canaux de diffusion militants que sont sites internet associatifs et maisons d’édition ou revues engagées. On notera enfin la très forte intertextualité de ces écrits : les auteurs se citent (et se remercient) mutuellement, et les mêmes chiffres sont repris de manière circulaire d’un texte à l’autre. »[3]

En 2010, Richard Poulin s’était présenté comme expert auprès de la juge canadienne Susan Himel de la Cour d’Ontario afin de s’opposer à la décriminalisation du travail sexuel dans ce pays.[4] Cependant, la juge a décidé de ne pas retenir sa contribution ; et elle justifia ainsi sa décision:

Susan Himel: [357] “En outre, au cours du contre-interrogatoire, il a été révélé que certaines des citations du Dr Poulin pour son affirmation que l’âge moyen de recrutement dans la prostitution est de 14 ans étaient trompeuses et incorrectes. Dans son affidavit, M. Poulin a suggéré qu’il y a eu des cas de tueurs en série ciblant les prostituées qui travaillaient dans des endroits en intérieur, mais ses sources ne semblent pas étayer son affirmation. J’ai trouvé cela troublant que le Dr Poulin ait déclaré lors de son contre-interrogatoire qu’il n’est pas important pour les chercheurs de présenter des informations qui contredisent leurs propres conclusions (ou les résultats qu’ils soutiennent).”[5]

Ce que reproche Himel à Poulin, nous le retrouvons dans la critique que Mathieu porte sur son travail. [6]  Que ce soit sur le nombre d’enfants prostitués, sur le nombre de victimes de la traite, sur le nombre de prostitués en général, sur le nombre de prostituées souffrant de troubles psychiques, sur l’argent que rapporterait la prostitution aux mafias, Poulin fournit des chiffres complètement fantaisistes.[7]

Par exemple, Poulin écrit qu’il y aurait 8 000 enfants prostitués en France[8], soit environ un tiers de l’estimation du nombre total de prostitués, chiffre qui est lui-même incorrect.[9] L’ACPE, association (abolitionniste) contre la prostitution des enfants, se questionne elle-même sur l’origine de ce chiffre sur son site web.[10] En fait, dans son livre, Poulin cite deux sources : – l’une est un rapport de l’Organisation Internationale des Migrations dans lequel nous n’avons pas trouvé en ligne le chapitre sur la France. (Existe-t-il réellement?) L’autre est un rapport du Département des Etats-Unis sur la traite qui ne mentionne pas comment ces chiffres sont produits.[11] Par ailleurs, ce rapport parle de 3000 à 8000 enfants forcés à travailler, et pas de 8000 enfants. De plus, il ne parle pas uniquement de prostitution, mais de travail forcé incluant la prostitution, et d’autres formes de travail, ou de mendicité. Il n’est évidemment pas ici question de minimiser la gravité que constitueraient ne serait-ce que 3000 enfants victimes de travail forcé, mais de nous interroger sur la raison qui pousse Richard Poulin à déformer ainsi les données sur lesquelles il prétend se fonder. Poulin cite également une autre estimation de 10 000 à 15 000 enfants prostitués en France, c’est-à-dire, si l’on se réfère aux chiffres habituellement utilisés par les abolitionnistes faisant état de 20 000 prostituées en France, 50 à 75 % des prostitués de France.[12] Cette fois, il nous dirige vers un article de Claire Brisset dans le Monde Diplomatique datant de 1996, dans lequel elle parle de 10 000 à 15 000 enfants prostitués à Paris et pas seulement en France. Dans ce texte, elle ne cite aucune source pour justifier son chiffre.[13] En revanche, quand on lit le rapport de l’association parisienne Hors la Rue, 130 nouveaux jeunes ont été accompagnés en 2012 et pas uniquement pour des faits de prostitution.[14] Encore une fois, un seul enfant victime de travail forcé serait un cas de trop, mais c’est justement parce que la lutte contre le travail forcé des enfants mérite une politique efficace qu’il est nécessaire de se fonder sur des rapports qui touchent au plus près cette réalité, au lieu de la transformer et l’instrumentaliser à d’autres fins politiques.

S’agissant de la traite des êtres humains, Richard Poulin dit que « chaque année, environ 500 000 femmes victimes de la traite aux fins de prostitution sont mises sur le marché de la vénalité sexuelle dans les pays de l’Europe de l’Ouest »[15] Il cite la Commission des droits de la femme et de l’égalité des chances du Parlement européen (2003) et Europol (2001). Or, ces sources sont difficiles à trouver, et aucune méthodologie n’est fournie pour les expliquer. D’autres textes en revanche parlent de migration illégale. L’Assemblée parlementaire de l’UE parle de : « 400 et 500 000 immigrants illégaux entrent dans l’Union européenne » chaque année, dans un rapport de juin 2000[16]. Y’aurait il eu confusion entre traite des femmes à des fins de prostitution et le nombre d’entrée illégale des migrants ? De plus, Richard Poulin compare la traite des êtres humains avec la traite transatlantique des esclaves noirs. Il déclare par exemple que: « selon Pino Arlacchi du bureau des Nations unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, au cours des années quatre-vingt-dix, en Asie du Sud-Est seulement, il y a eu trois fois plus de victimes de la traite que dans l’histoire entière de la traite des esclaves africains. Celui-ci estime que la traite des esclaves africains, qui court sur une période de 400 ans, a fait 11,5 millions de victimes, tandis que la traite aux fins de prostitution dans la seule région de l’Asie du Sud-Est a fait 33 millions de victimes »[17] Or, grâce au travail du sociologue belge Jean-Michel Chaumont, nous savons comment ce chiffre a été fabriqué sans s’asseoir sur aucune source scientifique. La première référence vient de groupes de surveillance contre la prostitution indéterminés. Mais au fur et à mesure des reprises de la citation, ce chiffre a été modifié, ainsi que la durée de temps pour laquelle l’estimation a été fabriquée, ou encore la zone géographique qu’elle concerne puisque les pays asiatiques sont cités comme des exemples de provenance des victimes de façon non exclusive.

Sur le travail de Richard Poulin, Jean-Michel Chaumont a écrit ainsi: « Si l’on pouvait soupçonner Marcovitch d’avoir quelque peu plagié Poulin, un soupçon plus grave se fait jour à présent : non seulement la source de Poulin n’est en rien une spécialiste de la traite en Asie mais de plus Poulin lui fait dire ce qu’elle ne dit pas. Soit il est incompétent (de ne pas savoir lire correctement), soit il est malhonnête (de tronquer l’information), soit il est les deux à la fois et je commence à m’inquiéter sérieusement quant à la crédibilité qu’il convient de lui accorder. »[18]

Dans une autre recherche sur la traite des blanches[19], Chaumont et sa collègue Anne-Laure Wibrin ont déjà identifié les exagérations de Poulin. Ils reprennent des citations de celui-ci sur une théorie du complot entre les Etats et les industries du sexe: « en matière de pornographie par exemple, il affirme tout de go qu’il «existe une traite légale des femmes entre les pays».[20] Ailleurs, il affirme que la réduction des êtres humains au statut de marchandises, sur laquelle nous reviendrons de suite, suppose « des complicités à tous les niveaux de la société. Les grandes organisations criminelles ” ne peuvent assurer le blanchiment et le recyclage des fabuleux profits tirés de leurs activités qu’avec la complicité du milieu des affaires et le “laisser-faire” du pouvoir politique”[21].» C’est en définitive une puissante conspiration. »[22]

Poulin vise en particulier les pays qui ont légalisé le travail sexuel. Chaumont et Wibrin le citent donc encore : « «l’officialisation institutionnelle (la légalisation) des marchés du sexe renforce les activités de l’organisation proxénète et du crime organisé ainsi que de la traite des êtres humains»[23]. C’est alors que l’on voit des «Etats qui administrent des lieux de prostitution où sont enfermés des dizaines, voire des centaines de femmes et d’enfants»[24]. Poulin ne précise pas quels sont au juste les Etats qui enferment et organisent ainsi la mise en esclavage sexuel de centaines de femmes et d’enfants; à un autre moment par contre, il donne la Suisse en exemple d’un de ces pays où le règlement cautionné par les autorités en vigueur pour les danseuses de cabaret « oblige le plus souvent la danseuse à assurer “l’animation du bar” : consommation d’alcool par les clients et prostitution».[25] En somme, des autorités suisses non précisées auraient édicté ou avalisé un règlement contraignant des femmes à se prostituer! »[26]

Poulin continue d’étonner Chaumont et Wibrin. Pour preuve des atrocités de la traite des êtres humains, Poulin cite le témoignage de deux travailleuses sociales à Belgrade, témoignage qui est repris par les deux auteurs : « Ainsi, par exemple, le «témoignage» de deux travailleuses sociales à Belgrade: «Une femme de l’Est se vend en moyenne pour 500 DM [277 dollars américains] à Berlin et est violée par dix proxénètes avant de pouvoir commencer à travailler avec les clients. De nombreuses femmes sont attachées à des cages pour des mois et de nombreuses se blessent pour être amenées chez un docteur dans le but d’échapper à leur propriétaire. On estime qu’en 1993 seulement, 55 000 femmes de l’Europe de l’Est ont été vendues de cette manière en Allemagne et qu’après un an, seulement quelques-unes d’entre elles avaient survécu [à] ce calvaire. » On l’ignorait peut-être: plusieurs dizaines de milliers de jeunes femmes étrangères contraintes à la prostitution auraient ainsi succombé à de mauvais traitements en Allemagne en 1993 sans que personne ne s’en avise… »[27]

Il semble donc à nouveau que la source de ce chiffre ne puisse être considérée comme scientifique. D’autant que l’on n’a jamais retrouvé trace des corps de ces 55 000 femmes qui seraient mortes en Allemagne en 1993. Mais pour justifier ses chiffres sur la traite, Poulin n’utilise pas que des témoignages anonymes. Il explique lui-même que toutes les travailleuses du sexe migrantes, même celles qui ne sont pas forcées, doivent quand même être comprises comme des victimes de la traite des êtres humains.[28] C’est ce que soulignent également Chaumont et Wibrin : « Critiquant l’approche unilatérale de ceux qui se bornent à pointer le rôle des déterminismes économiques, il affirme, nouvelles «données» à l’appui, qu’«il existe aussi un déterminisme social et psychologique qui prédispose certaines personnes à la prostitution» et c’est fort de cette certitude que la distinction entre prostitution contrainte et prostitution volontaire est récusée : même « derrière un choix apparemment autonome se cache donc une situation, comme j’ai tenté de le démontrer, qui oblige à faire un tel choix. Aussi ce choix n’en est-il pas un! » CQFD. Ainsi même si, par extraordinaire, on ne pouvait retrouver le règlement suisse qui oblige les danseuses de cabaret à se prostituer, même s’il devait s’avérer que le nombre des jeunes femmes assassinées en Allemagne était un peu moindre qu’annoncé, Poulin pourrait persévérer dans ses thèses : de toute façon, leur consentement ne peut être qu’apparent. Autrement dit, il y a utilisation d’un double langage : d’une part, il est affirmé que des millions d’individus sont soumis aux traitements les plus horribles, de l’autre que, même si aucune contrainte extérieure ne devait s’exercer, il resterait toujours assez de contrainte interne pour ignorer purement et simplement l’éventuel consentement de la personne concernée. De telle sorte qu’en fin de compte, bien que l’ouvrage abonde en mentions de lieux de torture et autres «centres de dressage», l’on reste dans la lignée des abolitionnistes d’avant-guerre considérant que la question de la contrainte et du consentement ne se pose pas quand il s’agit de définir la traite. »[29]

En conclusion, nous reprendrons encore une citation de Chaumont sur l’importance de fournir des chiffres corrects quand on se revendique expert scientifique.

Jean Michel Chaumont : « Tout cela pour rappeler que les chiffres importent. Le militant qui, faisant confiance aux prétendus « experts », annoncerait des chiffres aussi absurdement erronés ne serait plus pris au sérieux par personne et c’est l’ensemble de son discours qui serait disqualifié : s’il se trompe aussi massivement sur ce point précis, comment lui accorder notre confiance sur quoi que ce soit d’autre? Imaginons encore que l’erreur ne soit pas corrigée et que les estimations farfelues inspirent les politiques publiques : que les estimations soient 32 fois plus hautes ou 32 fois plus basses, dans tous les cas de figure, ces politiques seraient inéluctablement vouées à de retentissants échecs –des échecs dûment sanctionnés, espérons-le, par les électeurs légitimement furieux des gaspillages effectués avec l’argent de leurs impôts. Au-delà de l’atteinte à la crédibilité des militants, c’est la pertinence et l’efficience de l’action collective, publique ou non, qui seraient minées si les diagnostics des situations problématiques étaient basés sur de telles estimations. Je sais bien que l’optimisme béat qui a pu prévaloir à certaines époques quant à la capacité des sciences sociales à guider les politiques publiques n’est plus de mise. Mais j’en appelle à un élémentaire bon sens : il va de soi qu’aucune action collective publique ou privée ne peut être menée s’il existe de tels écarts entre les représentations et les réalités. J’en conclus que les « experts » qui fournissent de telles estimations aux militants adoptent des comportements complètement irresponsables et que, loin d’être leurs véritables alliés, ils décrédibilisent les causes qu’ils défendent et fourvoient leur action. »[30]

Les amalgames et les faux chiffres produits par Richard Poulin peuvent donc faire douter sérieusement de sa prétendue expertise scientifique sur le sujet des industries du sexe. Or, ce ne serait pas si grave, si son travail n’avait pas pour but de justifier des politiques anti-traite et anti-prostitution qui limitent les libertés migratoires des travailleuSEs du sexe et les criminalisent. De ce fait, Richard Poulin est non seulement un faux expert, mais un vrai putophobe.


[1] Nicolas Sarkozy : « Que l’on ne vienne pas m’expliquer que je fais une mauvaise action en raccompagnant chez elle une personne qui se trouve dans un pays qu’elle ne connaît pas, où elle est exploitée par des proxénètes sous la contrainte de la violence ! » Sénat, 14 Novembre 2002, http://www.senat.fr/seances/s200211/s20021114/sc20021114046.html

[2] Lilian Mathieu, La condition prostituée, Textuel, coll. « la discorde », 2007

[3] Lilian Mathieu « De l’objectivation à l’émotion. La mobilisation des chiffres dans le mouvement abolitionniste contemporain », Mots. Les langages du politique 3/2012 (n° 100), p. 173-185. URL : www.cairn.info/revue-mots-2012-3-page-173.htm

[4] Stella, voir particulièrement : 3 : bedford VS Canada http://www.chezstella.org/stella/?q=Bedford

[6] Lilian Mathieu « De l’objectivation à l’émotion. La mobilisation des chiffres dans le mouvement abolitionniste contemporain », Mots. Les langages du politique 3/2012 (n° 100), p. 173-185. URL : www.cairn.info/revue-mots-2012-3-page-173.htm

[7] Richard Poulin, « Prostitution, crime organisé et marchandisation », Revue Tiers Monde, no 176, 2003, p. 735-769.

Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe, Paris, Imago, 2005

Richard Poulin, Abolir la prostitution. Manifeste, Montréal, Sisyphe, 2006

Richard Poulin, « Prostitution et traite des êtres humains. Libéralisme et marchandisation des femmes et des fillettes », Prostitution et traite des êtres humains, M. Claude, N. La Violette, R. Poulin éd., Montréal, L’Interligne, 2009, p. 27-54.

[8] Richard Poulin, Les enfants prostitués, l’exploitation sexuelle des enfants, Imago, 2007

[9] Thierry Schaffauser, Combien de travailleurs du sexe sommes nous ? Le Monde, 2 juin 2010 http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/06/02/combien-de-travailleurs-du-sexe-sommes-nous-par-thierry-schaffauser_1366353_3232.html

[12] Danielle Bousquet, Guy Geoffroy, la prostitution en France, 2011 http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3334.asp

[13] Claire Brisset, Enfances décomposées, Le Monde Diplomatique, aout 1996 http://www.monde-diplomatique.fr/1996/08/BRISSET/5788.html

[15] Richard Poulin, Quinze thèses sur le capitalisme et le système prostitutionnel mondial, 2005 http://encorefeministes.free.fr/prostpoulin.php3

[16] Parlement UE, Immigration clandestine et lutte contre les trafiquants, juin 2000 http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/AdoptedText/ta00/FREC1467.htm

[17] Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, Ottawa, Interlignes, 2004, p67

[18] Chaumont Jean-Michel,  Le militant, l’idéologue et le chercheur », Le Débat. n°172, novembre-décembre 2012, pp. 120-130, p5 http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/etes/documents/militant_version_Debat.pdf

[19] Chaumont Jean-Michel, Anne-Laure Wibrin, Traite des Noirs, traite des Blanches : même combat?, Cahiers de recherche sociologique, n° 43, 2007, p. 121-13 http://www.erudit.org/revue/crs/2007/v/n43/1002483ar.pdf

[20] Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, Ottawa, Interlignes, 2004, p236

[21] Ibid. p262

[22] Chaumont Jean-Michel, Anne-Laure Wibrin, Traite des Noirs, traite des Blanches : même combat?, Cahiers de recherche sociologique, n° 43, 2007, p. 121-13 http://www.erudit.org/revue/crs/2007/v/n43/1002483ar.pdf

[23] Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, Ottawa, Interlignes, 2004, p174

[24] Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, Ottawa, Interlignes, 2004, p58

[25] Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, Ottawa, Interlignes, 2004, p88

[26] Chaumont Jean-Michel, Anne-Laure Wibrin, Traite des Noirs, traite des Blanches : même combat?, Cahiers de recherche sociologique, n° 43, 2007, p. 129 http://www.erudit.org/revue/crs/2007/v/n43/1002483ar.pdf.

[27] Ibid. p130

[28] Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe. Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, Ottawa, Interlignes, 2004, p171

[29] Chaumont Jean-Michel, Anne-Laure Wibrin, Traite des Noirs, traite des Blanches : même combat?, Cahiers de recherche sociologique, n° 43, 2007, p. 130 http://www.erudit.org/revue/crs/2007/v/n43/1002483ar.pdf

[30] Chaumont Jean-Michel,  Le militant, l’idéologue et le chercheur », Le Débat. n°172, novembre-décembre 2012, pp. 120-130, p5 http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/etes/documents/militant_version_Debat.pdf pp 9 et 10

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