Une loi qui criminalise les clients en Suède : un fiasco en ingénierie sociale

Ann JORDAN 
Programme sur la Traite des Humains et le Travail Forcé, Centre pour les Droits Humains et les Lois Humanitaires

En 1999, le gouvernement Suédois s’est embarqué dans une expérience d’ingéniérie sociale pour mettre fin à l’achat de services sexuels par les hommes. Le gouvernement mit en place une loi criminalisant l’achat (mais pas la vente) de sexe (Code pénal Suédois) basée sur la peur de la police et la honte pour convaincre les hommes de changer leurs habitudes sexuelles. Le gouvernement avait aussi pour espoir que cette loi forcerait les quelques 1850 à 3000 femmes qui vendent du sexe à changer de métier. Enfin le gouvernement espérait que la loi mettrait fin à la prostitution forcée et à la présence de travailleuses du sexe immigrées.
Sans surprise, l’expérience a été un échec. Pendant les 13 années que cette loi a été appliquée, le gouvernement Suédois a été incapable de prouver que la loi avait réduit le nombre d’acheteurs et de vendeurs de sexe ainsi que la traite des femmes. Le seul et
unique résultat de cette politique est un soutien (contesté) du public et une insécurité  grandissante pour les travailleuses de rue. En dépit de cet échec, le gouvernement a choisi
d’ignorer l’évidence et de proclamer cette loi un succès; il continue aussi à encourager les
autres pays à adopter une loi similaire.

 

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