« Du dégoût pour les prostituées au dégoût chez les prostituées»

par Tiphaine BESNARD

Communication dans le cadre du Congrès AFS à Nantes le 5 septembre 2013.

Le travail sexuel occupe une place particulière dans le champ de la santé publique du fait du lien, établi par la littérature médicale du XIXe siècle entre la sexualité vénale et la propagation des maladies sexuellement transmissibles. Plus particulièrement, l’idée selon laquelle la prostitution représenterait un danger sanitaire a été très fortement inscrite dans l’opinion publique par la diffusion de théories pseudo-scientifiques. Dans ce cadre, le corps des prostituées a été assimilé à la saleté, à la maladie et au dégoût en général ; dégoût aussi bien physique que moral. Pendant ce siècle, les institutions médicales et policières vont travailler main dans la main pour pallier à ce problème sanitaire, justifiant sa répression, mais aussi le contrôle médical, l’assainissement et l’exclusion des prostituées de la sphère publique. Longtemps apanage des médecins et des réformateurs sociaux, le dégoût pour les prostituées a subi une mutation tout au long du XXe siècle, qui en fera l’expression caractéristique de la lutte contre la traite des femmes.

lire la suite ici : BESNARD Tiphaine, Du dégoût pour les prostituées au dégoût des prostituées, Nantes, 5 septembre 2013

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