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Tag Archives: Trafic

par Magaly Rodríguez García 

Cet article donne un aperçu de l’information sur le trafic humain et la prostitution réunie par la Société des Nations dans les années 1920 et 1930. Les riches archives de cette organisation conservées à Genève contiennent de nombreuses données sur les conditions de travail de prostituées actives dans plus de cent villes à travers le monde, sur leurs antécédents et sur leurs motivations pour entrer dans la prostitution. Elles constituent donc une base de premier ordre pour l’étude comparative du trafic humain et du sexe tarifé à l’échelle mondiale. L’article fournit une brève histoire des origines du mouvement contre le trafic humain et de l’activisme initial de la SDN au début des années 1920. Il analyse les enquêtes menées par l’organisation internationale sur le trafic des femmes et des enfants du milieu des années 1920 au début des années 1930. Il rend compte des initiatives de la SDN en faveur de la réhabilitation des prostituées et de la prévention de la prostitution.

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par Françoise Guillemaut 

https://recherchetravailsexuel.files.wordpress.com/2013/05/guillemaut-hm1248-2004.pdf

La loi du 18 mars 2003 a introduit la sanction des personnes prostituées pour “racolage passif”. Elle autorise aussi la police à menacer d’expulsion les étrangères, pour les contraindre à dénoncer leurs proxénètes. L’auteur décrit les effets pervers d’une telle mesure sur ces femmes, dans une ville comme Lyon où son association leur vient en aide. Pour autant, l’oppression subie en France leur paraît souvent préférable aux soumissions qui prévalent dans leurs pays d’origine. 

par Lillian S. ROBINSON

http://www.erudit.org/revue/rf/2002/v15/n2/006510ar.html

Comme caractéristique du développement capitaliste, la migration économique a toujours entraîné le travail sexuel. À l’heure de la mondialisation, cela signifie pour beaucoup de femmes, qui émigrent du village à la grande ville dans leur propre pays ou du pays natal à l’étranger, un choix imposé par les circonstances. Cet article examine surtout la décision d’émigrer, les moyens empruntés et la situation à l’étranger de celles – la grande majorité, d’ailleurs — qui n’ont pas été victimes d’un trafic, mais qui ont exercé ce choix imposé. Le rôle dans l’émigration des travailleuses sexuelles et des clients « émigrés » en tant que touristes sexuels fait partie de la discussion, ainsi que d’autres caractéristiques économiques et culturelles.

par Louise TOUPIN

http://www.chezstella.org/docs/trafic.pdf

L’objet de cette étude est de décrire les points de vue qui identifient et différencient les
principales coalitions internationales de groupes de femmes luttant contre ce que l’on appelle
couramment le «trafic des femmes».
Les coalitions dont les documents ont été analysés sont la Coalition Against Traffic in Women, laCATW, la Global Alliance Against Traffic in Women, la GAATW. Certains documents du
Network of Sex Work Projects, le NSWP, furent aussi analysés.
Le souci principal de l’étude est de mettre en évidence les raisonnements qui sont à la source des points de vue, à plusieurs égards très divergents, des principales coalitions.
On ne trouvera, dans les pages qui suivent, ni témoignages de victimes, ni données sur l’ampleur du dit trafic, ni même de portrait général de la question. Son intention est autre. Le présent document se veut d’abord et surtout un outil permettant de mieux saisir les différentes
perspectives féministes ouvertes sur cette très complexe question. Il reste à espérer que cette
étude, à caractère essentiellement exploratoire, alimente la réflexion et contribue à clarifier les
enjeux soulevés par les différentes stratégies féministes, incluant celles des travailleuses du sexe.